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lundi, avril 14, 2008

Ah la la, mon chef (enfin, ex-chef)

L'autre jour, en analysant ce que les gens tapaient dans Google avant d'arriver sur le présent blog (oui parce qu'on aime bien savoir ce qui vous amène sur nos sites, nous les gens de l'Internet et du Marketing) et j'ai fait une étonnante découverte.

En fait j'en ai faites plusieurs et je me dis qu'il va bientôt falloir que j'en fasse un sujet pour une prochaine chronique.

Enfin, parmi tous les mots et expressions bizarroïdes tapées par vous mes fidèles lecteurs (et les 95% de gens qui arrivent au hasard surtout) l'une d'entre elle attire mon regard plus que les autres :

mon chef est un gros enculé

Diantre, comment cela est-il possible ?

Je vérifie, et effectivement stupeur, mon blog remonte en 4° position sur la première page.
Bon, il l'était à l'époque, maintenant hélas il ne remonte plus aussi haut.

Mais cela m'a permis de me rendre compte de quelque chose :
Je ne vous ai toujours pas parlé de mon ancien chef :-D

Bon, tout d'abord il faut le décrire brièvement.

Ca encore ça ne pose pas de soucis. On a tous connu dans notre vie un pur stéréotype d'école de commerce.

Mais si vous savez, sourire impeccable, toujours en costume (parce qu'il faut toujours être en costume pour toujours montrer qu'on est un professionnel et que donc on peut nous faire confiance puisque l'on ressemble à un pro), plein d'amabilités qui fleurent bon le contre-plaqué et le synthétique, un portable dernier cri et plein d'autres petits détails que vous devez sûrement visualiser.

Vous l'avez devant vous ?

Ouais voilà, c'en est un comme ça.

Bref, au début super sympa, normal, le petit nouveau qui arrive et qui ne peut pas trop la ramener, commence à monter son équipe (bon, majoritairement des stagiaires, hein, faut se faire la main sur de la matière première encore chaude et malléable), embauche un vrai employé et me récupère moi pour d'obscures raisons basés sur des termes techniques de mon précédent supérieur que je ne décrypte toujours pas ("Bon il me saoule ce relou, et toi le nouveau, tu ne veux pas le prendre dans ton pôle tout nouveau tout beau, il peut de faire de l'emailing et des statistiques")

Et puis, vite on a commencé à détecter des petites choses, des incohérences dans le langages, de manières de faire ou surtout de vouloir faire.

En fait c'était trop propre pour être honnête.

C'est souvent l'inconvénient des gens qui vous font un discours long et propre aux allures marketing top rôdé vendeur, c'est que dès que vous grattez... bein il n'y a rien.

Et vite un autre côté très désagréable et apparu : une importante manie à vouloir tout contrôler, tout gérer, à vouloir que tout se fasse selon sa manière.

Oui, c'est une astuce que je vous donne, jeunes managers qui vous lancez dans de brillantes carrières de requin, si vous avez peur de ne savoir cadrer des personnes avec leur personnalité et leur manière de faire, obligez les à vous conformer à votre méthode.
Bon, vous y perdrez énormément d'un point de vue qualitatif et créatif, mais au moins vous saurez maîtriser la situation.

Ou donner la l'illusion de...


L'une de ses premières mesures fut d'instaurer une réunion équipe hebdomadaire.

Bon, en soi c'est une très bonne chose et je pense que beaucoup y gagneraient à mettre ça en place.
Seulement il fallait pour cela mettre à jour une fiche de suivi qui devait être la plus détaillée, complète et synthétique possible.
Oui, c'est bien une contradiction.

Et puis surtout il fallait une homogénéité à toute épreuve entre chaque ligne de notre tableau récapitulatif.

"Ah, tu as utilisé de l'impératif à la ligne 7. Ce n'est pas professionnel, regarde, tu utilise du futur sur les autre lignes. C'est une preuve d'amateurisme flagrante !"

Oui, le chef a toujours le don de mise en exergue des petits détails insignifiants dont tout le monde s'en fout. Ce don est très utile d'ailleurs pour masquer le fait que l'on a pas lu ou compris une présentation :
"Oui, écoute, je n'ai pas pu continue à lire ta prez, le titre de la slide 2 de ton popoint était décalé d'un pixel vers le bas par rapport aux titres des autres slides, c'est inadmissible, j'ai préféré arrêter là cette désagréable lecture. A la place on a doc envoyé ma prez Popoint"
(et devinez pourquoi deux semaines après on apprend que l'agence n'est pas retenu pour le projet de refonte du site de tel annonceur...)

Oups, mais je me rend compte que j'ai oublié de vous parler l'outil indispensable, de la raison d'être, de l'extension corporelle même de l'archétype du markéteux sorti d'école de commerce :
La présentation réalisée avec Microsoft Powerpoint. (dit Popoint par moi même)

Là, un brin d'explication s'impose.
Ils faut savoir qu'à 98% d'entre eux, les étudiants d'école de commerce ont été défloré par un popoint érotique montrant généralement de jeunes demoiselles (ou beaux étalons selontendances) nues dans des paysages fleuris fleurant bon l'amour libertin sauvage.

Dès lors, ces personnes vous à ce fameux logiciel une admiration sans borne n'ayant d'égal chez un être normalement constitué que le souvenir doux amer d'un premier grand amour déchu mais toujours présent dans le coeur tant bien que mal cicatrisé (et aussi un peu présent dans les bourses, mais ça c'est une autre histoire)

Ainsi ils lui pardonnent tout :
"Comment, dès que tu effectue un copier coller tu perds toute ta mise en page ? Oh c'est juste que tu maîtrise mal l'outil voyons"

Et continuent à lui louer toutes les vertus et à vouloir subliminer son utilisation :
"Comment, tu as trouvé une étude intéressante sur Internet qui peut nous aider à valider notre stratégie de vente multi canal ? Génial ! Copie colle toutes les pages dans une document powerpoint que tu enregistreras sur le réseau. Je pourrais ainsi facilement le retrouver grâce aux mots clés que tu indiqueras dans le module d'en-tête du logiciel."
("Et si je me contentais d'enregistrer le PDF de 48 pages sur le réseau et de t'envoyer un email avec le lien connard ?")

Oui, vous l'avez compris, le marketing et Popoint c'est de la passion à l'état pur.
Quand vous voyez un commerciale partir au toilettes avec une préz commerciale... vous n'êtes jamais sûrs que ce soit pour la lire.

Bref, pour en revenir à là où j'en étais, nous devions toutes les semaines remplir notre agréable petite fiche d'avancement personnel.
"N'oubliez pas le petit rond qui est rempli en fonction du l'avancement du projet !"
(Mais comment je fais moi quand je bosse sur des choses récurrentes qui se déroulent tout au long de l'année ?)

"Et puis pensez bien aussi au petit smiley pour indiquer votre feeling par rapport au projet. En plus ils ont des couleurs flashy exprès pour que l'on puisse les distinguer dès le premier coup d'oeil !"
(Mais c'est que c'est super intelligent ça.... sauf si comme dans notre cas tu nous oblige à imprimer en noir et blanc les documents de travail pour des raisons d'économie)

Bref, l'exercice était récurrent, et tout le monde devait s'y soumettre.
Tout le monde ? Non, un seul était exempt.

Notre chef lui-même.

Et oui, impossible de savoir ce qu'il faisait de la journée.
Enfin, quand il était présent à l'agence et non pas en vadrouille à gauche ou à droite rencontrer des gens de l'Internet pour se faire mousser.

"Bonjour, vous me connaissez ? Je suis le directeur du pôle conseil d'une grande agence de communication. Je voudrais bien déjeuner avec vous pour que vous sachiez à quel point je suis important"
(toute ressemblance avec le sketch de Desproges à ses débuts cherchant à signer des autographes dans la rue ne serait que purement fortuite)

Tu fais quoi chef ?
Impossible d'avoir une réponse claire et cohérente.

A chaque fois nous avions droit à un discours sur le fait qu'il travaillait sur des documents (popoint forcement) très stratégiques et confidentiels, et qu'il ne pouvait malheureusement pas nous en parler.
D'ailleurs il fallait le laisser tranquille car il était très occupé.

"Ah bon ? Parce que ton blog personnel vient d'être mis à jour à l'instant."
"Ah bon ? ah heu... oui non mais ça je le fais le week-end et je programme à l'avance les dates et horaires de mise à jour vous comprenez."
"Oui oui, ça je comprend, mais en revanche c'est rigolo parce que ça reprend le contenu de l'email que je t'ai envoyé il y a trois quarts d'heure."

Bon, en revanche de notre côté, interrogatoire systématique :
"Tu fais quoi ?"
"Tu en as pour longtemps ?"
"Tu as le temps de faire ça en plus alors ?"

Et oui, car à l'opposé de sa tendance à exagérer les petits détails de calage insignifiants, le chef marketing a également l'habitude de diminuer drastiquement le temps de réalisation d'une tâche.
"Comment ça tu ne peux pas me faire le comparatif des 17 sites asiatiques de conseil en investissement boursier ? Po po po, ça prend à tout casser deux heures. Bon, je t'accorde un quart d'heure de plus pour la mise en page"
(Monsieur est décidément trop bon)

Et si par le plus grand des hasards vous laissiez échapper une moue dubitative doublé d'un sentiment d'agacement, vous aviez droit à une petite tirade sur votre manque de professionnalisme et de respect de vos collègues.

Par contre, un jour que j'enchaînais malgré moi deux boulettes de suite (quoi, ça arrive même aux meilleurs, alors pourquoi pas à moi), le voilà s'approcher de moi en me sussurant "Tu t'es encore trompé, tu passes vraiment pour un blaireau" devant témoin.

Classe, très classe, et d'un professionnalisme....

Bref, vous l'aurez compris, notre relation se dégradait entre lui et moi.

Et c'est pourquoi un jour il a tenté l'impossible (et nombreux pourront témoigner) :
l'acte vain et inutile de me faire dégager de l'entreprise.

Mais ça, c'est pour une prochaine chronique...

Sayonara !

vendredi, mars 28, 2008

A l'attaque des causes orphelines dont personne ne parle

Une fois n'est pas coutume, et donc ce n'est pas une coutume vu que c'est la première fois, je vais m'attaquer à un haut et immonde scandale dont personne ne veut parler.

Oui, car certains actes de malveillance quotidienne peuvent paraître, lorsque pris isolés, comme d'insignifiants actes d'une délinquance à laquelle hélas nous ne donnons pas d'importance.

L'acte que je tiens à dénoncer ici n'a par ailleurs d'égal à sa lâcheté que sa mesquinerie.

D'ailleurs je suis sûr que vous l'aurez remarqué autour de vous.
Un jour ou l'autre vous avez forcement croisé l'une de ces victimes malheureuses.

Victimes de quoi ?

Victime d'un vol !

Et oui, car tout le monde l'ignore, mais une ou plusieurs personnes se livrent depuis des mois au vol des écouteurs de téléphones portables dans les boites.

Quelle déception d'ouvrir la boite du précieux outil de communication récemment acheté et de découvrir l'absence d'extension auditive pour écouter en toute quiétude et dans un respect de son environnement sa musique préférée.

Et voilà ces pauvres personnes réduites à écouter à fond dans les transports en commun leur musique en mode haut parleur dans les transports en commun.
Cette situation semble d'ailleurs les incommoder au plus haut point, la plupart de ceux que j'ai vus tiraient une tronche, exprimant clairement que s'ils pouvaient ils feraient tout pour nous épargner cette promiscuité sonore.

Voilà pourquoi j'ai décidé de les défendre.

Quand aux auteurs de ces méfaits, méfiez-vous ! Un jour on vous retrouvera et nous ne laisserons pas votre crime impuni.

Surtout que je soupçonne les mêmes salopards qui piquent les clignotants sur toutes les BMW et Mercedes..

mercredi, mars 05, 2008

Adieu l'artiste

Ernest Gary Gygax, l'un des des papes du jeu de rôle, fondateur de Donjon et Dragons est décédé aujourd'hui.

Les fans du monde entier vont donc observer une période de 1D20 jours de deuil.

dimanche, février 10, 2008

Je peux enfin dire, aujourd'hui j'ai roulé 1km de pelle !

Et oui, c'est avec à peu près cette baseline qu'était annoncé un évènement des plus atypiques sur Facebook (après la journée mondiale de l'orgasme bien entendu) :

Le French Kiss World Record !
(taing ça claque !)

L'organisateur était un certain Institut du bonheur (non, ce n'est pas une secte, quoique ?) et consister à réaliser la plus longue chaîne humaine de personnes qui se roulaient des patins.

Évènement peu conventionnel et original, avec haut potentiel foireux, bref, le genre de GPF auquel je pouvais tout à fait me soumettre.

Problème, étant célibataire, à qui allais-je gratifier un baiser ?

Bon, d'un autre côté il devait sûrement y avoir deux ou trois gentes demoiselles seules cherchant également un partenaire de langue.

Et là, c'est magnifique, vraiment !

Parce que, vous ne vous rendez peut-être pas compte, mais c'est fou comme les idées les plus con sont souvent les plus partagées !

J'arrive donc ua lieu de rendez-vous (soleil radieux, chaleur relativement élevée pour la saison, bref que du positif) et là magie, il y avait effectivement de nombreux couples mais, et surtout "oh grande surprise" plein de mecs.

En fait les organisateurs cherchaient à ramener le plus de monde possible, vu l'objectif de battre le record mondial actuel qui était de... 0 mètres vu que personne n'avait encore tenté de le battre.
Mais bon, comme on dit : "Toujours taper haut et fort la première fois pour rendre la tâche plus difficile à celui qui veut faire pareil." (vieux dicton très en vigueur dans la police nationale il y a un an).

Pour cela ils arrêtaient tous les gens qui passaient sur les quais de Seine en leur demandant de participer. Et bizarrement la proportion mâle/femelle des gens qui acceptaient tournait plus en faveur de la première catégorie.

Je cherchais désespérément un coin "rencontre" pour les pauvre gens seuls puissent trouver quelqu'un.

Pas de coin dédié me rétorquent les organisateurs.
A la place j'ai droit à mon dossard.

Tout le monde s'impatiente, je me mets en rang en attendant que les gens se placent convenablement.

Je me demandais ce qui allait se passer de pire, j'ai eu ma réponse.
Voilà que juste à ma gauche se trouve un autre mec, seul, cherchant encore plus désespérément quelqu'un.
le voilà qui commence à héler toutes les spectatrices "Mademoiselle, vous ne voulez pas venir ? Aller s'il vous plais."

Ok, je suis tombé sur un champion.

De temps à autre on se jetais des coups d'oeils inquiets.
Si aucune personne de sexe féminin ne se plaçait entre lui et moi qu'allait-il se passer ?

L'embrasser ?

Hors de question !
Embrasser un mec était ce que je voulais à tout prix éviter.
Enfin, après "embrasser une fille moche" bien entendu.

Je regarde à ma droite, un troupeau de nanas d'anglophones.

Je cherchais dans ma tête la formule la plus adaptée pour les aborder avec mes maigres connaissances en anglais ("You fuck ?", "Wanna fuck ?, "let's fuck !", "Brian is in the kitchen")

Devinant mes intentions labiales, l'une d'elle me répond
"Sorry, but I stay with my friends, I don't to kiss strangers"
(désolé, mais je reste avec mes amies, je ne veux pas embrasser d'étrangers)

Encore un magnifique exempel de logique féminine...
Mais qu'elle vient foutre ici si elle ne veut pas embrasser d'inconnus cette gourde ?

Pendant ce temps passaient devant nous plusieurs nanas charmantes et ravissantes.
Mon acolyte diplômé en vente directe à ma gauche :
"Mesdemoiselles, un partenaire de baiser pour vous ?"

Et non, il s'agissait des arbitres qui distribuaient les dossards.

Enfin, du coup ça faisait un peu attire-gogo pour que plusieurs personnes viennent participer (et je sais de quoi je parle).
Bon, après tout, qui ne s'est jamais fait baiser par le coup de l'autostoppeuse mignonne qui cache en réalité ses trois frangins derrière le buisson ?

Le temps passent, la nervosité gagnait de plus en plus de monde.

Je me demandait quel coup encore plus foireux allait pouvoir survenir.

Je baisse les yeux et là... surprise :
Des chiens portaient eux aussi des dossards !

Et là je me rend compte que les chansons de Blink 182 ne me font plus rire du tout.

J'entends une exclamation loin sur ma droite.
Aïe, la chaîne vient de commencer.

Les gens se poussent pour rendre la ligne humaine la plus longue possible.
Tout le monde se décale, d'autres personnes s'insèrent, mon voisin lourdot semble s'éloigner de moi petit à petit.

Zut, que faire, rester, partir ?

Gros dilemme.

D'un coup s'intercale à ma gauche un couple, la quarantaine voir une décennie de plus, style old school, notament lui avec une moustache fine et chapeau.
Problème, l'homme se place à côté de moi.

Je n'arrête pas de lui dire de changer avec sa femme, mais il n'écoute pas.

Pendant ce temps l'échange salivaire se rapproche.

j'essaye de m'expliquer avec l'homme, mais lui regarde ailleurs, parle avec sa femme, l'idée d'un double kick rotatif dans la glotte me traverse l'esprit.

Et là soudain je réalise que le couple à ma droite s'embrasse.

Trop tard pour fuir, le couple fini, la caméra se braque sur moi (et oui, tout ça a été filmé) et la fille se penche vers moi.

Bon, coup de chance, il s'agissait d'une ravissante petite blonde.
Un baiser qui se transforme en baiser langoureux, mon esprit s'envole, je rejoins quelques nuages.

Le baiser s'arrête.
Je continue de faire des loopings dans les cieux.

Je me retourne...
Et la grosse chute suivi d'un douloureux retour à la réalité.

Le mec est encore à côté de moi.
Il sursaute et s'exclame
"Ah non, je ne vais pas embrasser un homme !"
"Mais pourquoi tu tu crois que je te demande de changer de place depuis tout à l'heure abruti ?"
"Ah mais je n'embrasse pas de garçons moi."

Et le voilà qu'il embrasse sa femme.

Tout le monde qui commence à gueuler, les arbitres qui commencent à dire que la chaîne ne peut être validée si je ne transmet pas de baiser, la caméra qui filme la scène depuis 40 secondes.

Je m'imagine déjà les titres des journaux :
"Record du monde amputé à cause d'un abruti venu tout seul"

Non, vraiment là j'étais en situation de haine, flinguer une initiative pareille à cause d'un sosie foireux de Peter Sellers.

Délivrance, j'entends un des arbitres dire "bon, on squizze les blaireux. Toi, smaque la nana à leur gauche".

Pfiùùù, sauvé, je me précipite pour déposer un smack sur la charmante demoiselle tout en manquant de lui assener un coup de boule dans la précipitation.

La chaîne repart, le couple se retrouve comme un coup au milieu d'un évènement qui a final a du les dépasser.

Fin des baisers, plusieurs dizaines de mètres pour ce premier record.


Finalement c'est vrai, pas besoin de tant d'imagination que ça, parfois la réalité suffit à nous donner de belles aventures !

Allez, promis, bientôt les anecdotes promises sur mon ex-chef au boulot.

Sayonara

vendredi, février 08, 2008

Qui c'est qui a besoin d'un coup de pouce ?

Bein depuis deux semaines je dirais que ce sont les banquiers de la société générale qui appellent leur client lambda...

"Allô monsieur Dupont ? Oui, c'est votre banquier. Je vous appelle car je constate que vous avez un découvert de 60 euros, donc on va vous prendre un agio de 20 euros. Non, je ne plaisante pas."

Et oui, épisodiquement certains métiers atteignent une pénibilité à faire frémir un cheminot ;)

dimanche, janvier 13, 2008

Au revoir, au revoir....

Il y a des évènements que l'on sent venir de loin.

Un je ne sais quoi de suite d'indices et de petits détails qui vous font dire "tiens, celui-là nous cache quelque-chose !".

En l'occurrence, celui-là était mon chef.

Je ne vous ai jamais parlé de mon chef ?
Ah, c'est dommage...

Bref, quand votre chef enchaîne les réunions avec votre bien aimé président et votre DRH, quand il vous cale un point équipe en insistant lourdement qu'il doit avoir lieu à une date et heure précise (en fait, la seule permise par son agenda troué de "rendez-vous privés") bref... l'ancien adage japonais Yamamout tsukayou est plus d'actualité que jamais.

C'était une histoire de jours, d'heures, on le savait.

Mais quel jour exactement allait-il nous annoncer la grande nouvelle.

Il fallait guetter le geste qui le trahirait.
Et le geste a eu lieu le vendredi matin, lorsque il est arrivé et qu'il nous a décléré :
"Vous voulez un café ?"

Ok, plus de doutes, il se casse, et c'est son dernier jour.

Bon, je vous rassure, juste avant il avait bien évidement pris soin de vérifier la présence de gobelets remplis et fumants sur notre bureau, pour ne pas avoir à débourser quoi que ce soit.

Mon collègue et moi attendons la fameuse réunion équipe qui avait lieu une heure plus tard.

Le chef nous fait monter.
Oh surprise, notre bien aimé président nous rejoint, mon supérieur arborant le sourire de l'annonce choc qui lui brûle les lèvres mais qu'il ne veut pas sortir de suite pour ne pas gâcher l'effet tant préparé.

Pendant ce temps là, le taux de suspense chez l'équipe flirtait avec les 0.7%

"Bon, les enfants, j'ai une nouvelle à vous annoncer, je sais que vous risquez d'être surpris devant ce fait inattendu mais..."
Et nous en coeur :
"Tu te casses ce soir c'est ça ?"

Léger blocage pré-traumatique de notre responsable.

Profitant de ce blanc, notre PDG prend la parole :
"Oui, donc, comme vous l'avez deviné, c'est aujourd'hui le dernier jour de Jean-Philippe..."
"Heu, je m'appelle Jean-Luc en fait."
"Ah oui, rigolo ça. Bref, votre chef s'en va de lui-même vers de nouveaux horizons pour réaliser ses rêves d'enfants (ce qui nous évite de le virer, du coup ça tombe super bien) et vous deux allez allez donc profiter d'un léger changement d'organigramme."

Commencent des rêves de fauteuils en cuirs, de responsabilités mirobolantes, notre mot à dire dans la stratégie agence et clients, secrétaires à poitrine généreuse tapant les comptes rendus de réunion avec comme compétence massage thaïlandais en LV2.

"Tout d'abord, je vous rassure, votre boulot ne changera pas..."
(zut)
"...même si on réfléchit à vous donner la gestion des opérations de communication interactive en prime..."
(ARRRRG, pot de pus en puissance)
"...au niveau de l'organisation vous dépendrez directement de moi..."
(Youhou, enfin une bonne nouvelle)
"mais dans les faits vous serez peut-être plutôt amenés à travailler directement avec Miss Tazz."

Accélération de la vitesse de circulation du sang dans le corps humain.
Tentative d'autodécapitation de mon collègue avec ses ongles pendant que j'entreprends un début de défenestration.

Peine perdue, manucure la veille pour l'un, rez-de-chaussée pour moi.

Résignés, nous restons sagement assis à nos sièges, dans un état végétatif où seul un écoulement de bave témoigne d'un signe de vie chez nous.

Notre président part, notre chef reste avec nous.
"Vraiment, vous aviez deviné que je partais ? Vous êtes forts, c'est incroyable, je pensais que vous ne vous en douteriez pas."

Oui, c'est à ce genre de remarques que l'on découvre que notre chef est un fin machiavélique maniant à la perfection la fausse naïveté dans le but de mise en place de véritables stratégies personnelles à des fins professionnelles.
Enfin, c'est ça ou alors il était sincère et dans ce cas il est réellement idiot.

"Vous avez peut-être des questions, ou bien quelque-chose que vous souhaitez dire. Après tout cela fait tout de même un an que nous travaillons ensemble."
"J'prends ton bureau enculé !"
(l'authenticité de cette réplique a été certifiée par le cabinet qui a vérifié les comptes d'ENRON)

Léger malaise signalé par les quelques gouttes de sueurs perlant sur son front, vite dissipé par ce retour de franche camaraderie nous caractérisant tant, nous, hommes du marketing.
"Bon, je vous propose de retourner bosser"

Retour en 4° vitesse à mon poste, et là, horreur !
Le mail qui annonçait son départ dsponible dans la boite mail de tous les employés.

C'est inadmissible, même pas le temps de diffuser la rumeur auprès des collègues, elle était déjà confirmée.
Qu'est-ce que c'est que ces gens qui nous empêchent de faire notre travail de pimbêche correctement !

Bon, un mail très digne, correct, pour dire qu'il a adoré bosser dans l'agence, qu'on va sûrement lui manquer, qu'il aurait donné n'importe quoi pour rester mais qu'il se sentait mû par une inspiration divine et qu'il devait partir pour monter le projet de sa vie, celui dont il aspire depuis longtemps : devenir un entrepreneur et peut-être rencontrer ainsi Loïc Le Meur.

Bon, en somme, un mail classique de toutes les personnes qui quittent la boite en bons termes. Ce qui la quittent en mauvais terme n'envoient pas de mail.
Ce qui est dommage d'ailleurs, quel plaisir cela donnerait de recevoir dans ses courriers électroniques un message du genre :

"Salut les nazes, bien content de quitter votre boite pourrie pour aller enfin faire un boulot sympa dans une agence créative. Je ne vous file pas mes coordonnées perso car je ne veux plus entendre parler de vous mais en revanche je vous chie à la gueule"
Oui, toujours terminer son mail d'insulte sur une once de poésie pour faire passer ses propos orduriers comme une lettre à la poste.

Je tiens toutefois à souligner la présence d'esprit de notre chef de ne pas tarir d'éloges son équipe afin de ne pas nous accabler plus que nous ne l'étions par l'annonce de son départ.
Des remerciements dédiés nous auraient mis encore plus à l'aise que nous ne l'étions, c'est certain. Je pense donc pouvoir dire un grand merci à l'absence totale de témoignage en faveur de moi ou de mon acolyte.

Plus que quelques heures et c'était la fin de sa présence dans la boite.
En bon responsable marketing qu'il était, il espérait sans doute pouvoir partir en lâche, sans un mot.

C'était sans compter sur la présence majoritaire de poches et de d'assoiffés qui dès l'annonce de son départ n'ont cessé de l'harceler :

"Tu fais un pot j'espère pour ton départ !"
"Heu, en fait, je n'avais pas prévu tout à fait de...."
"Ah si, tu vas faire un pot !"

Résigné, le voilà don obligé de partir faire des courses dans la Lada rose bonbon de l'agence. Je fais une parenthèse pour signaler qu'en 10 ans d'existence cette voiture n'a fait l'objet d'aucune tentative de vol, incroyable n'est-ce pas ?

Et là, tous trépignaient d'avance.
Cet homme qui n'avait cessé de vanter le luxe, la classe et l'apparence en nous signalant à chaque nouveau costume la valeur monétaire de celui-ci, cet individu préconisant un libéralisme jusqu'au-boutiste , oui, ce type ne pouvait que partir sur un festin de rois dont toutes les papilles se souviendraient longtemps.

18H sonnent...
Mais pas chez nous en fait parce qu'on n'a pas d'horloge mais que l'heure sur les ordi.

Voilà l'homme tant attendu qui reviens avec.... 3 saucissons premier prix, des gâteaux apéritifs au fromage et 4 paquets de Tucs...

Bon, la nature crevarde étant prédominante sur le reste, tout est parti en trente minutes, ce qui a permis au chefs de projet de retourner bosser à leur poste pendant que je déménageait mes affaires sur la place bientôt vacante de mon supérieur en déplaçant les siennes sans la moindre gêne.

Arrive la fin de l'après-midi, tout le monde s'était déjà barré et ne restaient que quelques rares personnes, dont votre serviteur.

Je l'ai vu partir, la silhouette de sa petite personne disparaissant peu à peu, me laissant là, orphelin presque.

Et là seulement j'ai enfin réalisé ce que son départ signifiait...

C'est que je vais enfin pouvoir vous parler de mon chef sur ce blog et vous livrer de nouvelles histoires incroyables ! ! !

CHOUETTE

vendredi, janvier 04, 2008

Ce week-end...

On va avoir droit à l'activité préférée du Prince Albert :

Tirer les rois !